La NASA veut Détruire une étude sur la Sécurité Aérienne

Fait peu connu du grand public, la NASA ne s’occupe pas seulement du domaine spatial, mais elle réalise aussi de nombreuses études et recherches dans l’intérêt de la sécurité aérienne. Dans l’intérêt de tous, les résultats de ces études sont disponibles au public et aux professionnels du monde entier. Or, dans un geste sans précédent, la NASA veut détruire les données d’un sondage de grande envergure réalisé auprès des pilotes.

C’était un projet très ambitieux comme le sont souvent toutes les entreprises de la NASA : interroger directement et en tout anonymat des milliers de pilotes de ligne pour se faire une idée à la source de l’état de la sécurité aérienne. Disposant d’un budget fédéral de 8.5 millions de Dollars, les responsables du projet demandent à la fondation Battelle Memorial Institute de collecter les données. Un par un, plus de 24000 pilotes de ligne sont joints par téléphone et acceptent de répondre à un questionnaire de 30 minutes. Les résultats conservés ne comportent ni les noms des pilotes, ni ceux de leurs compagnies.

Après avoir dépouillé les résultats, les chercheurs de la NASA ne voient qu’une seule issue : les détruire pour ne pas effrayer le public. Nous voilà donc rassurés !

D’après une source proche du dossier, cette étude montre que de nombreux incidents sont sous reportés. Les incursions sur les pistes, le risque aviaire ainsi que les changements d’axe d’approche de dernière minute seraient observés par les pilotes de manière bien plus courante que les statistiques officielles ne laissent penser.

L’agence Associated Press a attaqué la NASA sur la base d’une loi de 1966 appelée Freedom of Information Act. En réaction, non seulement la NASA refuse de communiquer cette étude, mais en plus, elle demande à son sous-traitant, le Battelle Memorial Institute, de supprimer de ses systèmes toutes les données relatives à cette étudie et ce d’ici le 30 octobre 2007.

Cette réaction de la NASA est d’autant plus inquiétante sachant que ce n’est pas le genre de la maison de surestimer les problèmes de sécurité. De nombreux accidents dans le programme spatial lui-même témoignent de ce fait.

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