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Etrange Crash de Turkish Airlines à Amsterdam

Accident | Actualité | Atterrisage

Crash vol TK-1951 a Amsterdam panneau des departs
A 12:05, le peanneau des arrivées annonçait le vol TK 1951 en retard.

Un 737-800 immatricule TC-JGE s'est ecrase ce matin lors de l'approche a Amsterdam. D'apres le bilan actuel, il y aurait 9 victimes dont le commandant de bord et l'equipage. Une troisieme personne se trouvait dans le cockpit et a egalemen trouve la mort. On compte egalement 50 blesses dans au moins la moitie seraient dans un etat grave. L'avion transportait 135 passagers et 7 membres d'equipage pour le vol TK-1951 qui relie Istanbul a Amsterdam.

Aucune cause ne peut etre avancee pour le moment. A priori l'equipage n'aurait souleve aucune alerte aupres du controleur aerien et les survivants ne se rappellent pas avoir ete informes de imminence d'un atterrissage d'urgence. La meteo etait correcte et l'avion etait sorti normalement de sous les nuages et s'approchait en visuel sur la piste 18R.

Les medias Allemands evoquent une panne seche, mais meme dans ce cas, l'equipage aurait eu le temps communiquer sur un eventuel atterrissage d'urgence.

Crash vol TK-1951 a Amsterdam secours
Intervention massive des moyens de secours.

Au moins un des moteurs fonctionnait lors de l'impact
Comme on peut le constater sur les images ci-dessous, ce réacteurs présente des ailettes tordues à un angle cohérent avec un impact à forte vitesse de rotation. Le compresseur s'arrete après avoir fait envion un quart de tour. Les aubes ayant touché en premier sont les plus tordues (voir manquantes) et les autres aubes de moins en moins todues au fur et à mesure que l'énergie cinétique de l'atellage tournant se dissipait.

Crash vol TK-1951 réacteur
Image telle que diffusée par les médias turques.

Crash vol TK-1951 réacteur
Les lignes rouges sont tangeantes aux extrémités des ailettes et montrent le sens et l'ampleur de la deformation.

Temoignages passagers et pilotes
D'apres les premiers temoignages des passagers, tout le monde a ete pris par surprise. L'avion descendait normalement quand il a ete pris dans une turbulence (citation) et il a perdu de la hauteur rapidement pour impacter le sol.

Un pilote qui observait la scene depuis l'exterieur a eu l'impression que l'avion faisait un atterrissage d'urgence dans le champ.

Un autre pilote volait juste derriere le TK-1951. C'est celui d'un A330-200 de Northwest qui arrivait de Minneapolis (Vol NW46). A 10:27 locales, le pilote voit le 737-800 s'ecraser vers le sol et ordonne immediatement une remise de gaz.

Les volets étaient sortis
Plusieurs images du crash montrent que les volets et les slats étaient sortis en position atterrissage. Exemples :

Crash vol TK-1951 vue complète
Vue complète sur le cote. On constate que les volets sont deployés.

Crash vol TK-1951 volets sortis
Volets sortis.

L'avion était incliné à gauche lors de l'impact :
Cette image diffusée par les médias turques est la seule qui permet de se rendre compte de l'angle que réalise la partie avant avec le reste. A l'impact, la queue en premier, le cockpit a commencé à se séparer et à partir vers la gauche. Ce mouvement a du se poursuivre lors du bref glissement et telescopage qui s'est passé juste après. Il est probable que l'avion était incliné sur la gauche lors de l'impact ce qui explique la cassure et le départ très net de la partie avant vers la gauche.

Crash vol TK-1951 angles de cassure
La carlingue s'est cassée en 3 endroits.

L'avion était cabré et lent lors de l'impact :
Le moteur droit a ete retrouve en avant de l'appareil. Ceci prouve que celui-ci a ete arrache a un moment autre que celui où l'aile touche le sol. Quand l'aile touche le sol, les moteurs se trouvant dessous peuvent etre arraches et se trouvent derriere l'aile, pas avant. Il est donc tres probable que l'appareil se soit ecrase la queue en premier. A l'instant du choc, le pylone du moteur a cede et ce dernier s'est retrouve projete en avant. On remarque aussi que ce moteur a ete projete que sur une faible distance, l'appareil devait donc evoluer a une faible vitesse.

Crash vol TK-1951 a Amsterdam
Remarquez comme le moteur se trouve avant l'appareil. Preuve que celui-ci a
ete arrache lors de l'impact a faible vitesse avec la queue de l'avion touchant en premier.
(Si le moteur avait ete arrache au contact aile/sol, il aurait ete derriere l'appareil).

A l'heure qu'il est, ces informations laissent penser a un decrochage en finale. Les causes restent a preciser: vitesse trop faible, volets, intervention/distraction par l'observateur dans le cockpit... etc.

Cas de l'Indian Airlines vol 605 :
Un des premiers crash de Airbus A320. C'était le 14 février 1990 lors de l'approche sur Bangalore-Hindustan. Les pilotes avaient laissé l'énergie totale de l'appareil baisser dangereusement sans réaliser assez tôt la gravité de la situation. L'appareil avait les moteurs au ralenti, la vitesse air faible et un fort taux de chute. Il descendait de plus en plus rapidement bien sous le plan de descente normal. A partir d'un certain point, l'altitude restante ne permet plus aux pilotes de remettre les gaz et d'arrêter la chute avant l'impact avec le sol. Il eut 92 morts sur les 146 occupants de l'appareil.

Airbus A320 de Air India, vol 605
Les pilotes avaient laissé l'énergie totale de l'appareil baisser dangereusement.

British Airways vol 38 :
17 janiver 2008 : L'appareil rentrait de Pékin et se trouvait en approche sur Londres Heathrow à l'issue d'un vol de plus de 8000 km. A environ 720 pieds de hauteur, les réacteurs cessent de fournir de la poussée. Le pilote automatique cherche à maintenir le plan de descente à tout prix et la vitesse chute. A 200 pieds de hauteur, il n'évoluait plus qu'à 108 noeuds et était donc en décrochage. Il finit sa course lourdement à 300 mètres de la piste 27L. En glissant, il arriva même jusqu'au seuil de cette piste. Il n'eut que quelques blessés légers.

L'enquête se poursuit jusqu'à maintenant mais on évoque un problème de givre sur les arrivés de carburant ou bien un problème dans le programme gérant la régulation des réacteurs.

Boeing 777 de British vol 38
Le Boeing 777 a fini sa course au seuil de piste.

ACARS de l'AF447 / code 38

Bonjour et merci pour les excellents documents et commentaires communiqués sur votre site.

J'ai naturellement suivi ces derniers temps les éléments d'informations concernant le crash de l'AF447, notamment les messages ACARS dont vous nous avez facilité la lecture.
En observant attentivement les premiers messages, le code 38 apparaît en tout début de vol.
D'après les documents FAA, il semble qu'il y aurait donc eu une fuite d'eau signalée par le code 38.
Pouvez-vous identifier plus précisément l'objet des deux messages correspondant à ce code, dont l'un correspond à une défaillance ?
S'agit-il d'un problème de maintenance ?
Ce problème est-il exceptionnel ?
Pensez-vous imaginable qu'un lien puisse exister entre ce type de problème et l'accident tragique qui a suivi ?
Bien cordialement.

ACARS 383100

Bonjour ,

Suivant le Trouble Shooting Manual A330 , le message
38-31-00 LAV CONFIGURATION correspond à " Configuration of lavotories in the Aircraft is different to the configuration in the VSC "
Le VSC étant le " Vacuum System Controller "

Le remède : " Push the flush switch in all the lavatories "

L'avion étant en vol à ce moment 22h45 UTC,l'action a du être effectuée par l'équipage et le message n'est plus réaparu.

Je ne pense pas qu'il y ai un lien directe avec l'accident.

De plus les portes d'accès des équipements WATER/WASTE sont situées en aval des pitots.

Salutations.

over confiance

bonjour a toutes et tous : mon premier message
ayant parcouru ce forum je me pose des questions d'ordre général qui peuvent avoir leur place ici aussi
les pilotes ne font'ils pas trop confiance dans les automatismes ??
la lecture d'un PFD n'est elle pas trop "difficile" vu le nombres d'informations affichées surtout dans une phase comme l'approche ??
du temps des affichages analogiques, la simple vision de la position d'une aiguille indiquait si les conditions etaient bonnes ou pas.
ne devrait on pas revenir a une instrumentation plus séparée en ce qui concerne la vitesse avec un affichage unique pour cette information ?

Bonjour et bienvenue sur

Bonjour et bienvenue sur Securite Aerienne :)

Les pilotes sont entraines pour faire une confiance raisonnable dans leurs instruments de bord. La plus part du temps, il vaut mieux faire confiance aux instruments qu'a ses propres instints. C'est pour ca que ca peut etre tres destabilisant quand un instrument tombe en panne ou se met a raconter n'importe quoi (pire encore).

Les pilotes croisent tout le temps les informations de plusieurs instruments pour se faire une idee de la situation de l'avion en 3 dimensions. Ce croisement est vital et permet de detecter rapidement une anomalie. Par exemple, si l'avion est incline a gauche, les caps diminuent. Deux instruments permettent de constater cela. Ces instruments sont tous installes 2 a 3 fois.

Le concept de glass cockpit a beaucoup apporte a la securite. Les informations sont bien ordonnees et presentees avec des couleurs. Les nouveaux systemes apportent plus d'informations au pilote. En meme temps, elles le dispensent de calculer ou de chercher ailleurs ses informations.

Par exemple, quand un Airbus est en descente vers une altitude donnee, un arc vert montre au pilote a quel endroit il va atteindre cette altitude. Cette information, le pilote d'un Boeing 727 doit la calculer de tete en tenant compte du taux de descente, de la vitesse, du vent... etc.

Turkish Amsterdam

Salut Amine.

Tout à fait d'accord mais ils étaient peut-être tellement préoccupés par autre chose (mais quoi ?) que la vitesse en régression n'a pas été perçue !
En effet, cet accident fait penser à celui d'Eastern en 72 avec un Tristar ; les PNT (à l'époque 3) étaient tous polarisés par l'ampoule témoin du "train avant sorti et vérouillé" qui était grillée (l'ampoule, pas le train); personne ne s'est aperçu que le "maintien altitude" du PA s'était désactivé et le 1011 est descendu tout doucement de 2000 pieds pour se vomir dans les marais de Floride à proximité de Miami.
Il y eut des survivants mais aussi une centaine de morts.
Cher pour une ampoule à 100 balles.

Ce crash avait entre autre et bien involontairement déclenché une polémique pas banale ; sur les autres Tristar d'Eastern, les fantômes des 3 PNT décédés du vol 401 ont été formellement reconnus par les PNC. Or des pièces intactes du Tristar du vol 401 avaient été montées sur d'autres Tristar où les fantômes sont apparus.
J'ignore comment cette affaire s'est terminée ; en savez-vous plus ?
Cordialement.
Olivier.

Crash Turkish Airlines.

Salut Amine.
A priori, il s'agit bien d'un décrochage qui serait dû.... à un "bug" informatique ; une sonde qui aurait décidé toute seule que l'Avion était à -8 pieds et qui dit posé dit tout réduit.(les auto-manettes étaient enclenchées)
Les Pilotes, tout confiant dans leur belle machine, n'auraient pas vu ce dysfonctionnement si bien que la vitesse demandée à 135 Kts est descendue à 100 Kts et quand les automatismes d'alerte se sont mis en branle, il était trop tard (- de 2000 pieds.
Voilà les infos que j'ai.

Salut Olivier Oui, j'ai su

Salut Olivier

Oui, j'ai su ca. Je ne trouve juste pas les mots pour expliquer comment un equipage peut laisser aller un avion a decrocher a plusieurs centaines de pieds de hauteur.

La vitesse est la chose qu'on surveille TOUT LE TEMPS lors de l'approche.

Si tu selectionne 135, a 130 tu commences a te poser des questions et a 125 tu pousse les gaz et a 115 tu as les manettes en butte et le train d'atterrissage en rentree. Ca doit etre spinal. Je ne comprends pas comment on peut laisser un avion passer a 100 ou 90 noeuds en approche sans s'en emouvoir avant.

Auto Thrust sur Airbus

A ma connaissance, l'avion était piloté en manuel avec l'Auto-Thrust (automanette) engagé. Cette configuration de pilotage est vivement déconseillé dans les compagnies sérieuses avec ce type d'avion, car les manettes sont immobiles.

L'immobilité des manettes, alors que l'Auto-Thrust enclenché, provoque à la longue une "sortie de la boucle vitesse" de la part du pilote aux commandes. Un équipage qui s'est habitué à piloter de cette façon raisonne ensuite comme si seule la trajectoire devait être pilotée, l'automatisme assurant le maintient de la vitesse nécessaire quelles que soient les circonstance. Rapidement le circuit visuel ne passe plus par le badin!

Comme par ailleurs il n'y a aucune sensation au manche en cas de perte de vitesse car les commandes de vol électriques bénéficient d'un auto-trim, l'avion peut aller jusqu'à la limite du décrochage sans qu'il ne se passe rien. Si pour une raison ou pour une autre un des automatismes fonctionne mal (exemple une fausse hauteur de vol détectée par la sonde qui empêche la remise automatique de la puissance et le klaxon de décrochage) l'avion va se crasher...

En dehors du badin, la seule chose qui puisse alerter l'équipage est la prise de conscience d'une assiette anormale. De jour c'est facile à détecter. De nuit il faut avoir en mémoire l'assiette que devrait avoir l'avion en fonction de la vitesse supposée et de la configuratin volets adoptée... et regarder son horizon artificiel!

Merci de cette analyse. Oui,

Merci de cette analyse. Oui, dans cette configuration, l'avion se pilote comme un scooter :) Pour un pilote fatigue, c'est la classe. L'element le plus delicat a surveiller en approche etant la vitesse. Une fois que le pilote "debarasse" de ca, il n'a qu'a viser le point de touch down au manche.

Hauteur de décision

Bonjour à tous,

Quelle est la hauteur de décision sur ce type d'appareil et ce type d'approche ? Une remise des gaz aurait-elle pu sauver l'avion ?

Merci

Thomas

Bonjour Thomas, desole du

Bonjour Thomas, desole du temps de reponse. J'etais pas trop en ligne ces derniers temps.

Ici, la Hauteur de Decision n'est pas un facteur. Il ne s'agit pas d'un cas de descente abusive sous la hauteur de decision alors que la piste n'est pas en vue. La piste etait bien en vue depuis longtemps.

Si la performance des pilotes avait ete normale, ils auraient remarque que leur approche n'etait pas stabilisee et que le pilote automatique ne gerait pas correctement l'energie de l'appareil. On se serait attendu de leur part a une remise des gaz ou tout du moins a une reprise en main energique de l'appareil.

J'ai deja vu un 747 arriver d'Asie et faire une remise des gaz sur Amsterdam pour une approche pas tres stabilisee. C'est le bon reflexe.

Volets fortement déployés ?

Bonjour,

Une question d'après les images : les volets sont fortement déployés, n'est-ce pas une cause possible de décrochage due à une forte traînée ?

Thomas

Déccrochage ?!

Bonjour à tous!
Voilà, de ce qui a été partagé, je ne pense pas que la position des volets sont à remettre en cause, par contre, les volets sont déployer afin d'augmenter la portance de l'avion et malheuresement augmente la traînée, ce qui est de toute façon valable pour tous les avions, donc rien d'étonnant!
Le seul danger est de voler en dessous de la vitesse minimum de vol, en effet, lors de la phase d'atterissage, les pilotes doivent réduire les gaz jusqu'à atteindre une vitesse proche de la vitesse de décrochage (STALL), en dessous de cette vitesse et bien qu'il y ai une alarme dans le cockpit prevenant le décrochage, sortir du déccrochage implique: poussée les comandes de l'avion vers l'avant(vers le sol) afin d'augmenter la vitesse et redonner de la portance aux ailes. Et un décrochage en phase d'atterissage ou décollage, dûe à une altitude basse, pas de temps suffisant pour en sortir. Cela peut expliquer pourquoi les passagers ont décrit un phénomène d'apiration vers le bas 3 à 4 secondes avant le crash!
Est-ce probable comme cause Amine ?

Merci

Bonjour Une approche non

Bonjour

Une approche non stabilisee peut finir au sol effectivement. Normalement, d'apres les standards actuels, l'appareil doit faire son approche avec une vitesse, un taux de descente, une pente... stabilises. Si toutes ces valeurs sont en train de faire du yoyo alors qu'il n'y a meme pas de turbulences dehors, c'est que l'approche n'est pas stabilisee.

Une approche non stabilisee peut presenter des caracteristiques dangereuses: passage sous le plan de descente avec perte de clearence vis a vis des obstacles ou du terrain, atterrissage trop rapide / trop dur, atterrissage en milieu de piste avec risques de sortie... etc.

L'avion n'a pas ete au sol en vol controle (donc pas de CFIT), mais il a ete en decrochage. Reste a expliquer les raisons de ce decrochage.

Vitesse, volets...

Merci, finalement la cause du "trou d'air" (??) des journalistes semblent s'éloigner. L'aspiration vers le bas était sans doute une chute, tout simplement ! L'avion volait en dessous du plan normal de descente et à une vitesse trop faible?

Si l'avion avait ete plus

Si l'avion avait ete plus rapide, il aurait pu maintenir un taux de descente faible et garder une trajectoire correcte vers la piste.

Bonjour Thomas, l'appareil

Bonjour Thomas,

l'appareil était en courte finale quelques secondes avant l'atterrissage. Le point d'impact est à environ 500 mètres du seuil de piste.

Les volets sont sortis totalement ou presque totalement (selon les pilotes) à ce moment de l'approche. Leur position est totalement normale. Au contraire, le décrochage aurait pu avoir lieu si les volets n'avaient pas été sortis à cette position.

volets/pas volets?

Bonjour à vous tous,
et tout spécialement à vous, M. Mecifi,

mon premier commentaire, ma première heure de vol...mes premières interrogations...
Lors de l'atterissage vous écrivez:"Les volets sont sortis totalement ou presque totalement (selon les pilotes) à ce moment de l'approche". Cela implique donc qu'un certain libre arbitre est laissé aux pilotes; il y a une procédure, sans aucun doute, mais elle semble ne pas être limitative. Je suppose que cette liberté d'appréciation réside dans le fait que le pilote aux commandes est le mieux "placé" pour juger le comportement de "son" avion. Dans ce cas precis, à savoir celui de la Turkish Airlines... durant la phase d'approche et même d'attérissage, qui semble être comparable à un crash controlé, puisque la manoeuvre se fait à des vitesses faibles, voir proches des vitesses limites de décrochage, donc une phase critique, requérant une attention et concentration toute particulière, le pilote, n'aurait-il pas dû "sentir" que l'avion se comportait "bizarrement"... Naturellement, je comprends, maintenant et grâce à vos explications antérieures, qu'un oeil jetté sur le badin, n'aurait sans doute pas changé grand chose, puisque ce phénomène de décrochage serait avant tout lié, et en grande partie, à l'angle d'incidence. Je comprends aussi, que les pilotes se fient aux instruments éléctroniques... Mais comment comprendre, que ces derniers n'ont qu'un but informatif, voir de soutien, mais qu'ils ne sauraient remplacer l'instinct humain; est-ce vraiment le cas? j'imagine que dans celui-ci, l'instinct du pilote semble avoir précipité les choses, puisque ce dernier semble avoir tiré sur le manche, accentuant le "cabrage"... Il est vrai, qu'à cette altitude déjà si basse... pousser sur le manche... n'eut guère été la solution la plus adéquate.
Mais j'en reviens à ma question primaire, il y quelques années lors d'un vol reliant Paris à Hambourg, à bord d'un 737 de l'Aeropostale... les pilotes ont attéri, les volets fermés... tout s'effectuait à l'aide des moteurs... il est clair que ceci m'avait étonné... Et j'avoue avoir ressenti... les "mini" chutes... N'est-ce pas la pratiques des pilotes de chasse; l'attérissage d'un tel avion, de petite envergure, équipé d'un moteur très puissant... nécessite-t-elle l'utilisation des volets?

Merci encore.
Cordialement,

Sinouhe

Bonsoir Merci de ton

Bonsoir

Merci de ton message. Desole, je n'ai pas pu revenir vers toi plus tot.

Il y a plusieurs plusieurs positions pour les volets a l'atterrissage dans un avion de ligne. Chaque position correspond a des vitesses et a des conditions particulieres. Par exemple, sur 737, la position maximale est de 40 degres. Celle-ci est utile sur les pistes courtes. Par contre, elle exige des vitesses d'approche plus lentes et plus de gaz. Donc c'est pas economique. En plus, en cas de remise de gaz, la performance est tres mauvaise si les volets sont a 40.

En revanche, il y a la position 30 qui permet de faire des approches plus agreables et legerement plus rapides. Si la piste le permet, beaucoup de compagnie aeriennes preferent s'en tenir a 30 et pas aller chercher plus loin.

Il n'est pas possible d'atterrir en 737 les volets totalement fermes sans courrir des risques enomes. En effet, pour faire une approche en configuration lisse, il faut une vitesse tres elevee. L'absence de volets et surtout de slats rend le decrochage tres facile si la vitesse baisse. Atterrir tres vite c'est a tous les coups sortir de la piste :(

Sincerement, je n'ai pas encore compris comment les pilotes du TK1951 ont pu laisser aller leur avion dans la situation qui etait la sienne. Pendant pres de 100 secondes, les gas etaient sur idle et la vitesse baissait. MEME une pente en descente peut exiger une certaine puissance moteur pour maintenir la vitesse. Seule une pente de descente tres forte permet de se passer des gaz. Un plan ILS comme celui d'Amsterdam est autour de 3 degres et exige des gaz si l'avion a les volets sortis. Autrement, meme en descente, on perd de la vitesse et on decroche. Oui, les pilotes ont du sentir leur avion lent, cabre, peu reactif, vibrant... etc d'ou la difficulte que j'ai a comprendre. Par contre, hauteur ou pas, quand un avion perd de la vitesse, il faut rendre le manche. Pas necessairement pousser dessus en butter et aller au sol, mais au moins, baisser l'incidence et remettre les gaz. Au pire, vaut mieux faire un atterrissage controle dans un champs ou dans l'eau (voir Hudson) que decrocher de 100 ou 150 metres de hauteur.

Les avions de chasse, tout depend le modele. Certains on des volets, d'autres pas. Les avions de petite taille comme les Saab peuvent decoller avec sous sans volets sous certaines conditions.

Volets²

Merci Amine. Donc les volets ne peuvent jamais avoir de conséquences négatives? Je veux dire : est-il possible, dans un cas où l'avion arrive plutôt lentement en approche finale, que la sortie des volets à leur valeur nominale soit sujet à trop de traînée et donc avec un risque de décrochage ?

Excuse-moi cette question un peu tordue !!!

Pas de soucis :) Les

Pas de soucis :) Les questions sont toujours welcome.

Au contraire, les volets abaissent la vitesse de décrochage et permettent de voler plus lentement. Si on ne sort pas les volets et qu'on ralentissent aux vitesses pratiquées lors de l'approche, c'est là que le décrochage survient.

Par contre, les volets ne font pas de miracles non plus. Ils introduisent une tres forte trainée et exigent une bonne gestion de la puissance des moteurs. Si un avion est très lent, très cabré et qu'on coupe les moteurs brutalement, il va pratiquement tomber la queue en premier.

Dans le cas du TK1951, même si on suppose une perte de puissance des moteurs, ceci ne répond pas à la question de savoir pourquoi l'appareil était si cabré. Normalement, si les moteurs ne donnent plus assez de puissance, les pilotes poussent le manche et font planer l'avion vers le bas. Un peu comme ce qui s'est passé dans l'Hudson.

Donc le réflexe est contre-intuitif : si tu sens que l'avion "tombe", il faut pousser sur le manche et pas tirer.

"Par contre, les volets ne

"Par contre, les volets ne font pas de miracles non plus. Ils introduisent une tres forte trainée et exigent une bonne gestion de la puissance des moteurs. Si un avion est très lent, très cabré et qu'on coupe les moteurs brutalement, il va pratiquement tomber la queue en premier."

Merci c'est exactement ce que je voulais savoir ! :)

Oui, oui, j'avais compris :)

Oui, oui, j'avais compris :) En full flaps, l'avion peut voler lentement mais il a des performances aérodynamiques dégradées et exige une bonne gestion de l'énergie : vitesse, puissance, taux de descente... etc. Si cette gestion n'est pas impécable, l'appareil peut se retrouver en difficultés.

Un avion avec les volets totalement sortis perd plus rapidement de la vitesse ou de l'altitude.

crash turkish

Bonsoir et bravo pour ce sit.
mon premeir message:merci pour cette analyse rapide,et probablement tres proche de la veritée

Merci :) j'essaye faire des

Merci :) j'essaye faire des analyses à chaud avec les premiers éléments fiables disponibles. Je prépare aussi une série d'articles de fond sur des crashs qui sont arrivés il y a quelques années et qui sont très bien documentés aujourd'hui. Ces derniers temps, il y a eu plus de place à l'actualité et pas assez aux articles plus analytiques.

Crash étrange!

Il s'agit en effet d'un crash assez étrange! Selon moi, au vue des premières informations qui nous parviennent, tout problème technique semble à écarter, en effet, les pilotes n'ont fais mention de cela ni par un Pan Pan Pan ou Mayday! Je privilégie plutôt une erreur humaines dans le cockpit, en effet, lors de la phase d'atterissage, l'un des passagers a décrit la chute comme étant "aspiré dans une poche d'air" pendant 3 à 4 secondes avant le crash!
Phénomène assez courant et ce même à une altitude basse comme ce fut le cas d'un Boeing 737 aux USA pris dans une turbulence en temps clair (turbulence invisible)lors de sa phase d'atterissage. Et à une altitude si basse, reprendre le contrôle de l'appareil s'avère presque impossible surtout si à cela il s'agissait d'une approche par pilote automatique.
L'enqûete nous le dira! Au passage, les infos disent que la troisième personne retrouvée dans le cockpit était un stagiaire.

Merci Amine pour ce site et la rapidité des infos complètes!