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Eruption Volcanique du Pacaya paralyse Guatemala City

Volcan Avion
Boeing 737 de AA couvert de cendre volcanique à l'aéroport de Guatemala City

La semaine passée, une éruption volcanique du Pacaya a interrompu les vols dans de nombreux aéroports au Guatemala et en Equateur. Les avions ainsi que les installations aéroportuaires ont été couverts par une épaisse couche de cendres volcaniques. Les images parlent d’elles-mêmes.

Volcan Avion
Boeing 737 de AA couvert de cendre volcanique

Volcan Avion
Equivalent sur les voitures...

Aux dernières nouvelles, il n’y a pas eu de polémique sur le bienfondé de la fermeture des aéroports.

Bien sûr, il est toujours

Bien sûr, il est toujours facile de revoir les décisions après coup, mais il ne faut pas oublier que si une machine s’était mis au tapis qui en aurait été responsable… De plus ce phénomène est marginal et c’est rare de rencontrer de tels situations.

Cendres volcaniques

"les poussières microscopiques à deux ou à trois milles kilomètrent" l'ennui c'est qu'apparemment ces poussières fondent dans les réacteurs et les abiment. Plus elles sont fines plus elles sont destructrices.

"il est assez facile de sentir et de voir si l’atmosphère est chargée en particules (voile, dépôts, poussière etc..)" Justement, non. Les poussières ont un diamètre de l'ordre de quelques dizaines de microns. On ne peut les voir qu'au coucher/lever du soleil, si leur concentration est suffisante.

"Prendre des avions de ligne standard pour aller voir si des problèmes surviennent est aussi une affaire assez étrange dans la mesure où il est indiqué que ce phénomène est invisible à l’œil nu et destructeur pour les moteurs." Justement, le but était de tester dans quelle mesure les moteurs en seraient affectés. Mais j'admets que le danger devait être extrêmement faible si des compagnies ont pris le risque d'envoyer sciemment des avions dans le nuage.

A mon avis, on a utilisé le principe de précaution, c'est bien, mais comme souvent, on a surévalué le risque. Pour avoir de meilleures informations, il aurait fallu faire des relevés beaucoup plus tôt.

Principe de précaution douteux

Le principe de précaution c’est quand on ne sait pas de quoi retourne les conséquences et les causes ! bref quand on ne sait pas appréhender le phénomène
Dans ce cas précis, ce n’est pas du tout la même chose, depuis le temps que les volcans s’activent sur cette planète on se demande bien comment les équipages qui ne sont pas dans le microcosme européen et ses technocrates font depuis des années pour éviter les nuages volcaniques. On connaît parfaitement quels sont les conséquences des particules de cendres de silice sur les réacteurs, turbines et turbopropulseurs, teneur et quantité, c'est assez différent...
Je rappel quand même, qu’un organisme international s’occupe de cette affaire depuis déjà des lustres par diffusion de NOTAM volcaniques et il suffit donc d’éviter la zone déterminée.
La quantité de particules est d’une part différente d’un volcan à l’autre (type de roche) et d’autre part, on peut assez facilement modifier les itinéraires surtout en avion de ligne !
Il est évident qu’au tout début de cette affaire un espace gigantesque a été bloqué alors qu’a l’évidence il n’y avait pas de particules, sauf dans l’ordinateur du module informatique météorologique. Je ne parle même pas de l’étage inférieur ou là c’était encore plus évident.
De mon point de vue la gestion de ce problème a été mauvaise, il aurait fallut envoyer rapidement sur l’avant du phénomène des avions météo équipé de perche pour mesure le taux de particule présentes, à quel niveau et de quelle nature !
Ceci fait, on pouvait gérer par secteur et faire décoller et poser ce que l’on pouvait pendant qu’il était encore temps !
Le blocage du niveau 0 au niveau 350 relève d’une vision assez courte de l’appréciation de ce phénomène surtout quand il y a quand même des aéronefs qui volent.
Au fur et à mesure que le temps passait et que rien ne pointait à l’horizon, ni prise de mesure au sol, ni relevés en vol, une certaine circonspection s’est installée !
Si vous voulez pour résumer, voir un hélicoptère faire des prises de vue à raz du volcan au journal de 20H et l’interdire 3000 kilomètres plus loin, relève d’une logique qu’il ne vaut mieux pas tenter de comprendre !

Affaire à relativiser...

Oui, enfin, il faut tout de même relativiser, entre le mur de cendre que représentent les volutes à proximité d’un volcan et les poussières microscopiques à deux ou à trois milles kilomètrent il y a une marche que le principe de précaution n’a pas vraiment bien appréhendée.
Il faut aussi voir qu’après cette affaire de fortes suspicions ont pesé sur le fameux modèle mathématique des météorologues anglais !
Faire évoluer une masse d’air selon un modèle mathématique, c’est bien, mais s’assurer qu’elle contient les particules supposées, c’est mieux !
Ce problème assez mal géré je trouve, réside à mon sens dans le fait que l’espace n’a pas été découpé verticalement, la trace au sol allait du niveau 0 au 350 !
Dès lors que l’on est en ciel clair, ce qui était le cas pour la majeure partie de l’Europe, il faisait beau, il est assez facile de sentir et de voir si l’atmosphère est chargée en particules (voile, dépôts, poussière etc..)
En fait, rien de tout cela n'a été observé ni mesuré ?
Prendre des avions de ligne standard pour aller voir si des problèmes surviennent est aussi une affaire assez étrange dans la mesure où il est indiqué que ce phénomène est invisible à l’œil nu et destructeur pour les moteurs. ! aller comprendre...
De deux choses l'une , soit c’est dangereux, on n'y va pas et on utilise des aéronefs spécialisés.
Non, tout ceci reflète une certaine vision technocratique d’un problème somme toute connu des pilotes de ligne, le problème tel qu’il a été abordé est assez éloigné de la gestion du risque tel qu’il est pratiqué dans toutes les disciplines de l’aéronautique !
Il faut raison gardée, un minimum de bon sens, de la mesure, de la concertation…
Tel ne fut pas le cas et pourtant il y en a des avions fait pour ?

Cendres volcaniques

Les images que vous montrez peuvent faire comprendre à certains détracteurs qui critiquent la fermeture des aéroports. En effet, les cendres que l’on remarque sur cet avion ont atteint le sol après avoir volé dans les airs. Je ne pense pas que les réacteurs aient appréciés qu’elles passent par leurs turbines, que ce soit au Guatemala ou en Europe. Le principe de sécurité à prévalu sur l’économie et c’est tant mieux.

Gérard Wisard