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Forces Polonaises vol Présidentiel : Le Fruit d’un Système

President Pologne crash
Tupolev 154M en cours de reconstruction

Alors que l’enquête avance, nous en savons un peu plus sur les circonstances de l’accident qui a coute la vie au président polonais et a une partie de son gouvernement. Je vous préviens tout de suite, cet article est d’une triste banalité. Si vous avez déjà lu 2 ou 3 histoires au sujet des CFIT en approche IMC, vous pouvez vous passer de lire ce qui va suivre.

Comme il ressort tout le temps de ce genre d’accidents, il y a des pilotes qui une fois arrivés a la MDH et ne voient pas la piste, ils décident de descendre plus bas pour tenter de la trouver quand même. Leur vie ne semble avoir qu’un seul sens : celui de finir dans un CFIT en entrainant le maximum de monde avec eux.

Rappel non-exhaustif sur les approches VOR ou NDB :

Principe approche non-precise
Principe approche VOR ou NDB

Contrairement aux approches ILS, les approches VOR ou NDB sont dites « non-précises ». La raison principale pour laquelle elles portent ce nom, est que le pilote n’a aucun guidage dans le plan vertical. De plus, la précision du guidage latérale n’est pas aussi bonne que celle d’un LOC d’ILS.

Une approche non-précise est toujours une approche aux instruments mais l’atterrissage, lui, il est visuel. Le principe est que le guidage électronique met le pilote sur un axe où il peut descendre en toute sécurité jusqu'à une certaine hauteur dite MDH. Une fois qu’il y arrive, il a deux options :

A – La piste est en vue, dans ce cas, le pilote poursuit son atterrissage visuellement. C'est-à-dire que c’est visuellement qu’il va corriger son alignement avec l’axe de piste et assurer une séparation verticale avec le sol et les obstacles.

B – Une fois arrivé à la MDH, le pilote n’a pas de références visuelles. Dans ce cas, il cesse la descente sans jamais aller en-dessous de la MDH. Il vole tout droit en palier à la recherche de la piste. Cette étape est la dernière opportunité de trouver la piste et d’y atterrir. Elle dure jusqu'à un point appelé « point de remise de gaz », ou MAP. A ce point, une remise de gaz est initiée selon une procédure publiée. Par la suite, l’équipage peut choisir de faire une nouvelle tentative d’approche ou bien aller vers un autre aéroport.

En fait, il y a une option cachée qui finit souvent en drame :

C – Une fois arrivé à la MDH, le pilote n’a pas de références visuelles. Sans voir la piste, il décide de commencer une approche au jugé. La première étape consiste à lâcher quelques dizaines à quelques centaines de pieds sous la MDH publiée pour voir si la piste apparait. A ce moment, il y a 3 options :

1 – La piste apparait et le pilote atterrit, ni vu, ni connu. Personne mis à par lui ne sait qu’il a tordu le cou à la MDH. Cette violation, pourtant grave, reste sans contrôle, correction ou sanction.

2 – Sous la MDH, le pilote ne voit toujours pas la piste et il décide de remettre les gaz. Là déjà, ça commence à devenir chaud pour notre pilote en plein transgression. En effet, si la MDH est de 400 pieds, pourquoi il commence une remise des gaz à 150 pieds ? Il aurait soit du faire une remise de gaz à 400 pieds, soit atterrir. Cette remise de gaz depuis un endroit où il ne doit même pas se trouver est louche.

3 – Bien sous la MDH, le pilote ne voit toujours pas la piste. Il sait qu’il faudra peut être remettre les gaz, mais il retarde cette échéance le plus longtemps possible. D’une seconde à l’autre, la piste peut surgir. La vision latérale est bonne et verticalement le sol se voit déjà. Soudain, des arbres surgissent. Ils sont très proches. Le temps de pousser les manettes de gaz et les premiers impacts commencent.

President Pologne crash

President Pologne crash

Remarque :
La MDH est une hauteur barométrique au-dessus de la piste. Si le QNH est utilisée, on parle de MDA. MDH ou MDA sont deux manières différentes d’indiquer le même endroit. C’est juste le niveau de référence qui change. Lors des approches ILS de CAT I, on parle de DH ou DA et c’est toujours des valeurs barométriques. Pour les ILS de CAT II et CAT III la DH et DA sont retenues selon des valeurs données par le radioaltimètre.

President Pologne crash

Rapport Préliminaire :
La délégation présidentielle se composait de deux avions. Le premier, un YAK-40 transportant des journalistes, était arrivé une heure et demie avant le Tupolev.

D’habitude, le Tupolev 154 polonais dispose d’un équipage à 3 classique : un commandant de bord, un copilote et un mécanicien naviguant. Cette configuration se retrouve sur les Boeing 727 ainsi que les anciens Boeing 747. Ce jour là, un quatrième membre d’équipage était rajouté : un navigateur. Personne ne connait son rôle dans le sens où il n’est défini dans aucun protocole d’entrainement, document ou procédure fourni à l’équipage. En termes de Facteurs Humains, cette décision est mal inspirée. De plus, lors de l’approche, deux passagers sont dans le cockpit. D’après les voix captées dans le cockpit, il s’agirait du général des forces aériennes de la Pologne ainsi du chef du protocole lié au ministère des Affaires Etrangères.

President Pologne crash

Expérience des pilotes :
Même s’ils sont qualifiés et opérationnels, les pilotes sont peu expérimentés sur Tupolev 154. Voici leurs heures de vol respectives sur ce type :

- Commandant de bord : 530 heures
- Copilote : 160 heures
- Mécanicien : 235 heures
- Navigateur : 30 heures

Cette composition serait inacceptable dans une compagnie aérienne civile. Cependant, il faut se souvenir que ce vol est militaire et que ces pilotes sont au service d’un avion qui ne vole que pour un nombre limité de personnes, donc pas souvent. Ils ont donc moins d’opportunités de s’exercer et leur expérience sur cet appareil va se diluer sur de longues périodes.

Le vol :
L’appareil décolle de Varsovie à 7:27 du matin soit avec un retard d’une heure sur son plan de vol. La croisière se passe sans problèmes. Les systèmes de l’appareil sont et resteront tout le temps opérationnels. Les pilotes communiquent avec le contrôle aérien de Minsk et Moscou en Anglais. Avec le contrôleur de Smolensk, ils parleront en Russe.

Alors qu’il est au niveau 250 en descente, le Tupolev reçoit un message de Smolensk relayé par Minsk : la visibilité n’est que de 400 mètres à cause d’un brouillard dense recouvrant la région. Un peu plus tard, le pilote du YAK-40 informe l’équipage présidentiel qu’un Ilyushin 76 a du remettre les gaz en annonçant avoir constaté une visibilité de 400 mètres et un plafond plus bas que 50 mètres. L’arrivée est prévue dans 16 minutes et il est encore possible de faire diversion.

Quelques minutes plus tard, le pilote du YAK-40 informe que l’Ilyushin a du remettre les gaz une seconde fois et qu’il a décidé de partir vers un aéroport de diversion. Alors que le Tupolev est sur l’axe d’approche, 4 minutes avant le crash, le pilote du YAK-40 lui envoi un message encre plus alarmiste : il estime que la visibilité s’est dégradée à 200 mètres.

Le pilote du Tupolev informe le contrôleur aérien qu’il va faire une approche jusqu'à la MDH et probablement remettre les gaz et voir si ça vaut la peine de réessayer ou pas. Le pilote espère une amélioration même passagère dans les conditions de visibilité pour pouvoir atterrir.

Pour cette approche est définie une MDH de 100 mètres, soit 328 pieds et une visibilité de 1000 mètres. Ce jour là, les minima sont loin d’être acquis.

C’est un très bon pilote !

Dans la culture populaire, un excellent pilote est celui qui arrive à poser alors que tout le monde a trouvé plus sûr de faire une remise des gaz et aller voir ailleurs. L’excellent pilote serait donc défini comme le gars qui joue la vie de ses passagers au poker et gagne. Le genre de crash ci-joint montre à quelle point ce genre de définitions sont absurdes voir dangereuses quand elles trouvent leur chemin dans l’esprit même de certains pilotes. Contrairement aux apparences, l’excellence est tellement plus facile à atteindre : il suffit de remettre les gaz depuis la MDH si on ne voit pas la piste au plus tard au MAP.


L’appareil était contrôlé par le pilote automatique qui recevait ses ordres de l’équipage qui pouvait enter un cap ou un taux de descente pour contrôler la trajectoire.

Le terrain comporte une difficulté qui a probablement joué un rôle dans l’accident. Il y a dans l’axe de piste une dépression sous forme de cuvette. Le terrain descend, puis remonte faussant les indications du radioaltimètre. L’aiguille de ce dernier marque une augmentation de hauteur suivie rapidement d’une diminution. Or, le radioaltimètre est le dernier faux-ami du pilote qui se paye une excursion aveugle sous la MDH.

Le Tupolev dont le sort semble scellé continue son approche. Une fois à la MDH, les pilotes continuent la descente de manière contrôlée alors qu’ils n’ont pas et ne peuvent pas avoir la piste en vue à ce moment. On peut toujours spéculer sur les motivations de ce choix, mais ce qui est sûr c’est qu’il a été fait.

Le TAWS annonce « Terrain! Terrain! », puis « PULL UP! PULL UP! PULL UP! ». A ce moment, il reste 18 secondes avant l’impact, c’est-à-dire encore assez de temps pour faire une remise de gaz. Avec cette alerte dans les oreilles et une visibilité nulle, les pilotes… continuent à descendre pendant 13 secondes encore. Le fond de la cuvette passe et le terrain commence à remonter très vite. L’aiguille du radioaltimètre va vers le zéro.

Les manettes des gaz sont enfin poussées et le pilote automatique coupé pour initier une remise de gaz. C’est 5 secondes trop tard.

Les premiers impacts avec les arbres commencent. L’appareil est à 1100 mètres de la piste, 40 mètres hors de l’axe et, vous lisez bien, 15 mètres sous l’altitude de la piste !

A 840 mètres de la piste et 80 mètres hors de l’axe, l’avion reçoit le coup fatal : un bouleau de 40 centimètres de diamètre sectionne l’aile gauche pratiquement à l’emplanture. Le Tupolev passe sur le dos. Dans le cockpit, les horizons artificiels ont leur zone marron vers le haut et la zone bleue vers le bas. L’un d’eux sera retrouvé dans cet état.

L’avion vole encore 5 secondes selon une trajectoire balistique et percute brutalement le sol avec un choc de plus de 100G ne laissant aucune chance survie aux occupants.

Ce n’est pas la première fois :
Les mêmes systèmes ont tendance à reproduire les mêmes types d’accidents. Ces accidents ne sont que l’expression la plus spectaculaire des défaillances internes au système.

Retour deux ans en arrière : Le 23 janvier 2008, un avion de transport militaire polonais, CASA C-295M, décolle de Varsovie pour un vol intérieur avec de nombreuses escales en route. A bord, il y a des passagers revenant d’une conférence sur la Sécurité Aérienne et 4 membres d’équipage.

A Miroslawiec, l’une des escales, le plafond est de 300 pieds et la visibilité de 3 kilomètres. L’approche sur la piste 30 est non-stabilisée et en finale, l’appareil part à 76 degrés d’inclinaison gauche et 21 degrés de piqué. Le taux de chute était estimé à 6000 pieds par minute. Le CASA percute le sol à 1300 mètres de la piste et 320 mètres hors de l’axe. Tous les occupants, 40, sont tués sur le coup. Ce n’est pas à proprement parler un CFIT, dans le sens où l’avion était incontrôlé durant les derniers moments mais il s’est construit exactement de la même manière.

CASA 295 pologne
Restes du Casa 295

L’enquête fait découvrir pèle mêle :
- Le commandant de bord n’avait aucune expérience sur cet avion avec l’avionique particulière dont il était doté. Il n’avait aucune expérience d’approche radar (PAR) en conditions IMC minimales.
- Le copilote n’était pas qualifié pour cet avion de nuit ou en en conditions de vol aux instruments (IMC)
- Les GPSs intégrés à l’avionique étaient hors service et les pilotes avaient reçu des GPS portatifs de type Garmin GPSMAP 196
- L’EGPWS était désactivé dès le départ de Varsovie. Les pilotes n’étaient pas formés à utilisation de cet équipement. Le commandant de bord n’avait jamais volé sur un CASA équipé d’un EGPWS.
- Les réglages altimétriques étaient faux.
- La hauteur de décision (DH) n’était pas entrée dans la fenêtre prévue à cet effet. Cette même erreur avait été faite durant les deux précédentes approches.
- Le contrôleur ne respectait la procédure d’approche radar. Il n’avait aucune expérience de ce type d’approches pour avions de transport. Habituellement, il guidait des avions de chasse. Cette approche n’était pas aux standards OACI.
- Le taux de descente était deux fois plus élevé que nécessaire sur l’axe d’approche
- Il y avait confusion entre pilotes et contrôleurs sur le QNH et le QFE ( !)
- Les altimètres de l’avion étaient gradués en pieds alors que les contrôleurs donnaient les altitudes en mètres.
- Les pressions étaient données en mmHg alors que les altimètres du CASA n’avaient que des hPa.
- Il y avait un ILS sur le terrain. Il avait été installé 7 ans avant le crash mais il n’a jamais fonctionné malgré diverses tentatives de réparation. Le dispatcher du vol et les pilotes ne savaient pas que l’ILS serait hors service et qu’ils devraient réaliser une approche radar.

Une fois proches du sol, les deux pilotes ont commencé à chercher visuellement la piste à travers le brouillard. Durant ce temps, personne n’observait les instruments et l’avion a commencé à s’incliner. Comme l’EGPWS était coupé, il n’y a pas eu d’alarme bank angle. Sans que les pilotes ne se rendent comptent, l’avion s’est incliné et a commencé à perdre de l’altitude de plus en plus vite.

Conclusion :
Les forces armées polonaises ont été impliquées en deux crashs meurtriers en deux ans. Ces deux accidents présentent des similitudes qui ne peuvent pas être attribuées au hasard. Le cumul de défaillances graves au sein du même vol montre que ces accidents ne sont pas dus à de la malchance. Le crash du Tupolev 154M a décapité le gouvernement polonais mais n’était pas vraiment un accident, mais le fruit d’un système. Ce système a clairement montré qu’il n’a pas aujourd’hui la maturité technique et humaine pour réaliser des opérations critiques avec un résultat sûr et reproductible.

Bravo pour cet article. Je

Bravo pour cet article.
Je ne peux que souscrire au passage de Mr Mecifi sur le respect des mda et ce qui arrive quand on passe dessous à l'aveuglette.

Y a -il eu plusieurs présentations de l'appareil pour la meme approche comme cela a été plusieurs fois annoncé?

J'attire quand meme l'attention sur ce qui se passe à bord sur ce genre de vols. Pour etre familier de ces situations, je suis intimement convaincu que le cdb a eu plus que des injoncions de se poser coute que coute de la part de certaines autorités à bord (peut-etre la plus haute?).

Il faut aussi se souvenir d'un précedent où un officer superieur polonais ayant dérouté pour les memes raisons avec les memes personnes à bord avait été traité publiquement de couard par l'autorité. Le pilote officier avait été lourdement sanctionné avant de se voir réhabiliter bien aprés grace au réglement militaire.

Avion Présidentiel Polonais

Je préfère notre Robert Piché National de Air-transat qui as fait le vol plané de 20 minutes et as su se poser en mayday mayday . Mais le commandant du vol Polonais avais le choix et comme la mention voulais passer pour un exellent pilote

Chart (2006) de Smolensk et pb radio ?

Pour les russophones chart d'approche de Smolensk Chart Smolensk . C'est du VOR ou du NDB ?

Des bruits tournent comme quoi les émissions des balises auraient pu être perturbées Antennes perturbées ?

Two NDB approach

Two NDB approach (Marker and NDB co-located (LOM,LMM))

Merci Francis

Super un Google :LOM,LMM

Pourquoi le Yak40 et le IL-76 étaient-ils décalés par rapport à l'axe de la piste , réflexion radio sur un bâtiment, MTO ? J'ai un peu connu ça en testant le premier réseau de téléphone portable en France (réseau F1 de FT). On perdait le signal de la borne (BTS) et 500m après il réapparaissait. Les spécialistes en transmission appellent ça de la "résurgence" (comme pour les rivières souterraines). Sur Velizy on avait même des pb's à cause des immeubles avec des façades en verre, mais on travaillait dans du 900MHz, Le 1800MHz c'est pire. Un NDB ça émet sur quelle fréquence en gros ? Un NDB ça ne donne que du cap, mais pas de distance comme le VOR ?

Concernant les BTS/DBTS

Concernant les BTS/DBTS aussi il s'agit de signaux numériques (bug) un NDB/VOR ont des signaux analogiques.
Et puis tous les VOR ne donnent pas la distance c'est le VOR/DME uniquement qui donne la distance.

NDB

Bonjour obiwan78 ,

Le spectre de fréquences alloué aux NDB est de l'ordre de 200 à 1750 Khz (LF , MF).

Il en existe de trois types :

L(LOCATOR),balise non directionnelle située dans l'axe de piste d'un aérodrome,d'une portée limitée à 25 Nm

NDB (Non Directional Beacon), balise non directionnelle située sur un aérodrome ou à proximité, ou en des points particuliers des voies aériennes. ( portée 10 à 50 Nm)

BS (Broadcasting station), station de radiodiffusion dont l'implentation géographique n'a aucun rapport avec la circulation aérienne,mais dont la portée est très grande, en raison de sa forte puissance d'émission.

Les balises L et NDB émettent leur indicatif en code morse,2 lettres pour les L et 3 lettres pour les NDB.

L'équipement radio utilisé dans l'avion pour exploiter les signaux émis est l'ADF ( Automatic Direction Finder ) en d'autres termes un GOGNIO.

Pour résumé l'aiguille pointe la station de l'émetteur.
Il donne un QDM , QDM = Cap magnétique de l'avion + Gisement.
Il donne un QDR , QDR = QDM+-180°

La précision est de l'ordre de 5°

Les erreurs de l'ADF

-Parasites atmosphériques (ex : orage)
-Effet de côte (réfraction des ondes EM)
-Effet de nuits (réflexions ionosphérique)
-Effet de montagne
-Glissement de fréquence

Il est plus difficile de s'aligner en final avec un ADF, imprécision de l'instrument et correction vent à effectuer par le pilote.

N'oubliez pas que ce sont des " NON PRECISION APPROACH ", il n'est pas anormal d'être à gauche ou à droite de l'axe de piste lors d'une approche NDB ou VOR.
A contrario, il est inacceptable de passer en dessous des MINIMAS ( MDA , MDH ).
Si on n'a pas le contact visuel avec la piste au "MISSED APPROACH POINT" IL ***FAUT*** METTRE LES GAZ (GO-AROUND) et refaire la procédure d'approche !

Contrairement au NDB , le VOR permet de se situer sur une radial (route invisible),de plus le VOR affiche l'écart par rapport à la route(radial) sélectée avec une précision remarquable.

Pour votre info , le VOR ne donne pas d'information de distance mais c'est l'équipement qui y est associé le DME ( Distance Measuring Equipement ) même principe que le radar est qui travail dans le spectre de freq UHF 962 à 1213 Mhz avec une station sol automatique associée "géographiquement" au VOR.

J'espère avoir pu vous éclairer, même si il est possible d'écrire plusieurs pages sur le sujet, ce n'est pas toujours facile d'expliquer cela par écrit !!

Pression de ses chefs ???

bonjour Amine ,
je pense qu'il est aussi important de souligner un facteur humain aggravant , que l'on retrouve dans les récit de crash : l'importance de la réussite de la mission dû à la pression de chef.
Ici , la pression dû au fait de transporter son président pour un "meeting" important et le fait d'avoir dans le cockpit le général des forces aériennes de la Pologne ainsi que le chef du protocole lié au ministère des Affaires Etrangères pousse certainement l'équipage avec peu d'expérience a tenter de poser à 4 reprises et a essayer de forcer l'atterrissage.

Bonjour Oui, la pression

Bonjour

Oui, la pression operationnelle a du jouer un role super important ici. Les pilotes n'avaient pas moins que le chef de l'Etat a bord avec des officiels importants l'attendant au sol. Dans leur conception du moment, aller a Moscou afficher leur incapacite d'atterrir a Smolensk eut ete une honte nationale.

Le pilote a voulu aller jusqu'a la derniere seconde pour remettre les gaz, mais dans ces cas la, on ne sait jamais quand vient la derniere seconde.

Il y aurait pas eu ce bouleau de 40 cm, il avait ses chances. Remise des gaz et puis atterrissage avec branches coincees dans les volets. On a deja vu des avions arriver avec des antennes TV enroulees plusieurs fois autour du train d'atterrissage. Ce jour la, c'est pas une legende qui est nee, mais une tragedie.

Copilote ?

Bonjour Amine.
Nouveau sur le site, je me permets d'abord de te féliciter pour la qualité et l'intérêt de ton travail.
Lorsque parlant de l'action du pilote qui passera inaperçue si elle réussi, tu écris "ni vu ni connu", je me demande si tu n'oublies pas le copilote. Mais il est très probable qu'il ne dira rien en effet : soit il est complice, soit il est en admiration devant l'action "audacieuse" (pour ne pas employer un autre terme...) de son CdB.

Ni vu ni connu

Remarque quasi similaire sur le crash de Tripoli :

"ce n'était pas du vol à vue ni aux instruments mais à l'approximatif , du vol au pif ( pas d ILS , pas de visi )c'était quoi leurs repaires , la mosquée , le troisième cactus en partant de la droite , à la carcasse de voiture tu sors le train , volet 40 .mince meme si tu es nouveau sur ce type d avion ,pour arriver cdb sur A330 , il faut un minimum d expérience ."

Source : crash-aerien

Interprétation...

Non ! ce n’est pas un vol au pif ou approximatif, il ne faut pas tout mélanger…
D’ailleurs, on ne connaît pas les causes réelles de cet accident et dans ce cas, il est plus prudent de rester circonspect et aussi, à mon sens de ne pas caricaturer de la sorte, au moins pour le respect de l’équipage en attendant de plus amples certitudes !
Un vol parfaitement orchestré par un équipage aguerri peut tout aussi bien mal se terminer, les exemples ne manquent pas !
Ne pas confondre, erreur humaine toujours possible et indiscipline !

Chapeau

Même commentaire que ebac06 : Sacré travail !

Mais la cause le mérite !

Impressionnant.

Bonjour Amine,

Ton scenario est impressionnant. Je n'imagine meme pas le nombre d'heures de travail pour recouper les infos, les verifier et les valider.. Tu dois passer des heures et des nuits blanches devant l'ecran de ton ordinateur...

J'admire ton travail, et aussi le travail des autres qui apportent des reponses, des precisions...

Merci donc a toi Amine, mais aussi a Obiwan, Colibri, et aux autres .

Eric

Constat EASA

C'est assez édifiant, mais conforme à ce que l'on pouvait immaginer !
Vu que la Pologne fait partie de l’Europe, je me demande bien ce que l’EASA va en penser et surtout quelle action serait-elle en mesure de prendre ?
Peut être rien ! vu que ces vols échappent par définition aux règles européennes, car chaque pays décide au final, d’appliquer ou non, ces règles pour leur outil de défense !