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Erreurs de Maintenance en Aviation

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Par conception, les avions sont soumis à un nombre important de maintenances durant leur cycle de vie. Régulièrement, ils sont immobilisés pour quelques heures ou quelques jours pour des visites obligatoires. Durant ces interventions, l’avion est inspecté et des pièces remplacées pour usure ou mise à niveau. Si on ajoute à cela les opérations d’entretien de routine, de déplacements ou simplement de nettoyage, on arrive à plus d’heures d’entretien que de pilotage pour un avion de ligne. Les intervenants sont qualifiés et compétents, mais ne sont pas moins soumis aux lois de l’erreur humaine que les pilotes.

Le nombre de gestes techniques est si important, que le risque de voir un dysfonctionnement introduit par une maintenance n’est pas du tout négligeable. A fin d’une grande visite comme le D ou le C Check, un vol technique est réalisé sans passagers afin que les pilotes et les mécaniciens puissent s’assurer que tout est au point. Par contre, lors de la multitude d’autres interventions, aucun vol d’essai n’est obligatoire. Ainsi, le premier décollage après une maintenance, quelque soit son importance, comporte toujours un risque spécifique.

D’après une recherche basée sur 1’300 rapports NTSB étudiés par l’université de Purdue en Indiana, près de 29% des incidents et accidents sont liés à des erreurs de maintenance. Pire encore, dans un climat de pression économique sur les ateliers, la maintenance serait aujourd’hui le maillon faible de la sécurité aérienne. Chaque année, le nombre d’incidents baisse mais celui des accidents ne cesse d’augmenter. Ceci signifie que les erreurs commises deviennent de plus en plus critiques.

Durant la période 2000 à 2002, les compagnies régionales ont réalisé 37% des vols aux USA, mais ont eu 67% des avertissements FAA pour mauvaise maintenance. Petites ou grandes, les compagnies aériennes confient au moins une partie de leur maintenance à des ateliers agrées. La concurrence très rude entre ces derniers les pousse à rechercher la baisse des coûts. Cette tension crée un terrain favorable aux erreurs et aux décisions néfastes.

Par ailleurs, d’après une étude réalisée par l’université aéronautique Embry-Riddle, les facteurs environnementaux jouent un rôle important dans les problèmes de maintenance. D’après l’analyse de 1’500 accidents, il apparait que les mécaniciens travaillent souvent dans des conditions sous-optimales en comparaison avec la minutie du travail qui leur est demandé. Parmi les conditions défavorables citées, on peut relever l’obscurité, le froid, la chaleur, le bruit ambiant ou l’exigüité de l’espace de travail.

A Suivre…

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