PSA vol 1771 – Crash provoqué par un steward suicidaire

 

 

 

 

 

 

 

Quand USAir absorba PSA en 1987, David Burke steward de son état, décida de profiter de la confusion ambiante pour s’enrichir personnellement. Trouvant un moment propice, il subtilisa 68 dollars de la caisse de la cafétéria organisée par le personnel de la compagnie…

Malheureusement pour tout le monde, le voleur fut rapidement confondu et convoqué devant un conseil de discipline. Il avoua son geste et fit amende honorable en parlant de sa situation familiale et de ses enfants. La démarche fut accueillie de manière glaciale, voir cynique et l’employé se retrouva licencié avec effet immédiat. A son départ, la secrétaire de Raymond Thompson, son patron, crût bon de lui souhaiter une excellente fin de journée. Sans le savoir, elle venait de signer l’arrêt de mort de son supérieur hiérarchique ainsi que de pas mal d’autres gens.
– J’ai l’intention d’avoir une excellente journée, répondit David Burk en claquant la porte.

Il se rendit dans une agence et acheta un billet pour le jour même sur le vol PSA 1771 qui reliait chaque soir Los Angeles à San Francisco. Ce n’est pas un hasard, Raymond Thompson prend cette ligne tous les jours pour rentrer chez-lui.

Utilisant sa carte qui ne lui avait pas été retirée encore, Burke évite les contrôles de sécurité à l’aéroport de LAX et embarque parmi les premiers. Dès qu’il s’installe à sa place, il prend un sac en papier situé dans le dossier du siège devant lui et marque une phrase qui sera retrouvée plus tard : « C’est une sorte d’ironie n’est-ce pas ? J’avais demandé un peu de pitié pour ma famille, vous vous en souvenez ? Je n’en ai pas eu et vous n’en aurez pas non plus ! ».

L’employé éconduit cache dans son sac un pistolet .44 magnum. Selon certaines légendes à peine exagérées, cette arme est capable d’arrêter une voiture à 100 mètres. En tous les cas, la puissance est telle qu’il est recommandé de ne tirer qu’avec des gants pour éviter de se faire mal aux mains ou aux articulations. Ce calibre n’est même pas employé par les forces de l’ordre qui lui préfèrent le .357 moins dangereux pour son utilisateur ou le .45 qui a un faible recul.

Quand le quadriréacteur BAe-146 arrive à son altitude de croisière, Burke décide de passer à l’action. Il se lève et se rend aux toilettes. Au passage, il pose le message manuscrit sur les genoux de son patron qui le lit sans deviner la suite.

Lorsqu’il sort des toilettes l’arme à la main, l’employé licencié est prêt à se venger et mourir. Il se dirige dans l’allée et abat Raymond Thompson d’un seul coup. La même balle a probablement traversé les deux passagers assis derrière lui également. Une hôtesse paniquée surgit dans le cockpit et crie aux pilotes :

– Nous avons un problème !
– Quel genre de problème demande le commandant de bord ?
– Je suis le problème, annonce Burke qui arrive l’arme fumante à la main.

Deux coups de feu successifs sont enregistrés dans le CVR. Mortellement blessés, les pilotes s’affaissent sur les commandes et l’appareil se met en plongée. Quand il sait que la situation est désespérée, le pirate de l’air se tire une balle dans la tête pour s’épargner les frayeurs du crash.

Au passage des 13’000 pieds, l’avion affiche une vitesse de mach 1.2 et commence à se désintégrer. Il termina sa course dans zone agricole relativement isolée. La catastrophe fit 44 morts dont 42 qui n’avaient rien avoir avec cette histoire.

David_Burke

 

David Burke

Les autorités locales furent d’abord informées par les riverains de la chute d’un petit avion bourré de journaux. Quand le sheriff arrive sur les lieux, l’avion est éparpillé en miettes dont aucune n’est plus grosse qu’une orange. A tel point que même lorsque la disparition d’un avion de ligne est signalée, il a du mal à faire le rapprochement.

Depuis cet incident, une loi fut passée pour obliger les compagnies à retirer leurs cartes d’accès aux employés le jour de la fin de leur service. Par ailleurs, le niveau de sécurité fut relevé pour les équipages. Même si ces derniers prennent des voies différentes dans les aéroports, ils peuvent être contrôlés et fouillés tout comme les passagers. Ces règles s’appliquent jusqu’au commandant de bord inclus.

One thought on “PSA vol 1771 – Crash provoqué par un steward suicidaire”

  1. Bonjour je trouve ca innaceptable de penser qu’a soit à ce point! Au lieu d’aller discuter tranquillement avec son patron,il préféré tuer des passages qui nont rien fait! C’est triste et David Burke n’est qu’un égoiste et malade mental

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